05 décembre 2007
Juste une illusion...
Je voulais parler de la suite de mon week end à Madrid, mais je viens de tomber sur une émission télé qui me met mal à l'aise.
Son titre : Miss Swan. Pour ceux qui connaisent, c'est le relooking extrême à l'américaine. On prend des filles qu'on présente comme toujours comme plus moche et plus désespérées les unes que les autres, et on en fait des barbies, à grand renfort de chirurgie.
Tout ça avec une batterie impressionnante d'experts, en dentition, chirurgie, coach perso... D'après ce que j'ai saisie, le programme dure 3 mois. Vous vous imaginez, vous, 3 mois sans miroirs, à subir une transformation physique lourde, pour finalement vous découvrir dans le reflet du miroir, et ne pas vous reconnaitre?
Ce qui me choque, plus que la chirurgie, c'est l'impression qu'avec leurs nouveaux physiques, leurs problèmes se sont envolés. Comme si changer de visage suffisait à regagner la confiance en soi.
"Hum, mais si tu ne vas pas bien, c'est parce que tu n'a pas la peau tendue sur le visage, les lèvres gonflées, la poitrine en double D..." Avoir recour à la chirurgie plastique pour une intervention ciblée, ou réparatrice, je n'y vois pas d'inconvénients, mais changer de corps en 3 mois, c'est du n'importe quoi!
J'aimerai juste savoir ce que sont devenues ces femmes, quelques mois après l'emission, au moment de leur retour à leur vie d'avant, et comment elles ont pu se "recréer" une personnalité, reprendre leurs repères.
Il me semble avoir lu quelque part dans les journeaux qu'une des concurentes s'était suicidée... C'est dommage et ça ne m'étonne pas... au vu du concept.
16 novembre 2007
RATP...
Rentre Avec Tes Pieds...
(photo : www.france2.fr)
07 novembre 2007
Pendant ce temps là, à Vera Cruz...

Et oui, pendant ce temps là... Il faut que je lise le Courrier international pour que ça me revienne : oui, il existe des pays qui appliquent encore la peine de mort.
Le Courrier de cette semaine publie une traduction d'un article d'Ellen Goodman, publié dans The Boston Globe, en anglais.
Son titre : Les Bourreaux au chômage technique.
Sujet : l'affaire portée devant la Cour suprême : l'injection mortelle est-elle ou non une méthode cruelle? La Cour doit statuer, les exécutions sont toutes ajournées, le temps de la décision.
Premire remarque de la journaliste : les 2 détenus en question ne demandent pas si c'est la peine capitale qui est un châtiment "cruel et inhabituel", il est seulement question de la manière de donner la mort... sic...
Moi je dis, si même les condamnés se résignent à la peine de mort et qu'ils pinaillent sur la manière, c'est que dans leur tête, la peine de mort c'est une institution! J'ai grandi en France, un pays qui l'a abolie il y a quelques années, c'est peut être pour ça je réagis de cette manière.
Ellen Goodman cite plusieurs exemples d'injection ratées, ou mal contrôlées... ça fait froid dans le dos. Bourreau incompétent, le système américain bricole "afin de ne pas être confronté à l'impossibilité de vouloir conserver à la fois [sa] peine de mort et [son] humanité".
Et si c'était justement ce débat sur la "cruauté" de l'injection qui débouchait sur une vraie et profonde réflexion sur la peine de mort elle-même?
Voilà, c'était le coup de gueule du mardi... et pas besoin d'écrire une dissert', c'était juste en passant, comme ça, l'air de rien...
07 août 2007
Le Père Lachaise
Dimanche, ballade au Père Lachaise
une première pour moi, parisienne depuis... plus de 3 ans (shame on me... vous pouvez le dire!!). Toujours est-il que je retrouve un ami pour une ballade dans le cimetière le plus connu de Paris.
Je rapelle volontairement que c'est un cimetière, parce qu'à voir certains touristes que j'ai croisés, on se serait cru à Disneyland. Ca gesticule et parle fort (copyright Charles Aznavour...), ça se prend en photo n'importe où, ça ne respecte pas grand chose, et surtout, ça n'hésite pas à monter sur les tombes pour mieux apercevoir une tombe "connue", celle de Piaf par exemple...
ça me rapelle ma visite de la Basilique Saint Pierre, à Rome, il y a quelques années. le flot de touristes entrant faisait même oublier à certains que c'est une église. j'ai vu une touriste espagnole en grande conversation... au téléphone, non loin de la statue de Saint Pierre.
Donc je m'interroge : le mot respect ne leur vient pas à l'esprit???
21 juillet 2007
Sans blague...
Voici un article, trouvé sur Yahoo il y a 2 minutes...
Et il leur a fallu une étude pour savoir ça!!
Trouver une nounou est un véritable parcours du combattant, la crèche n'a jamais les bons horaires... L'organisation d'une journée "normale", c'est se mettre dans la peau de Jack Bauer dans 24!!
La maternité reste un frein pour la carrière des jeunes femmes
Par Sarah DAWALIBI AFP - Vendredi 20 juillet, 16h34
PARIS (AFP) - Devenir mère est toujours un frein à la carrière professionnelle pour les jeunes femmes, contrairement à leurs compagnons, qui pâtissent beaucoup moins de leur paternité, selon une étude du Centre d'étude et de recherche sur les qualifications (Céreq) publiée vendredi.
Selon cette enquête, réalisée auprès de 16.000 jeunes sept ans après leur entrée sur le marché du travail, 32% des femmes déclarent que la naissance de leur premier enfant a eu une incidence sur leur emploi.
Après cette première maternité, 17% des jeunes femmes passent ainsi à temps partiel, 11% changent de poste ou acceptent une mutation, 7% démissionnent de leur emploi et 4% prennent un congé parental à temps complet.
Après un deuxième enfant, l'impact sur la carrière est encore plus fort, avec 35% des femmes qui réduisent leur temps de travail et 16% qui prennent un congé parental à temps complet.
Ces changements conduisent à un impact sur leur revenu, puisque parmi les diplômées ayant au minimum un bac+3, l'écart de salaire atteint 12% entre les jeunes mères et les femmes sans enfant.
Toujours chez les diplômées, 49% seulement travaillent à temps plein lorsqu'elles sont mères de plusieurs enfants, contre 92% quand elles n'en ont pas.
Parmi les femmes qui n'ont pas fait d'études, la mise entre parenthèses de la vie professionnelle est encore plus forte, avec seulement 18% des mères de plusieurs enfants qui travaillent à temps plein, contre 55% pour celles qui n'ont pas d'enfants.
Chez les hommes, par contre, "être père ne semble pas avoir de conséquences sur leur situation professionnelle", souligne le Céreq, en constatant qu'enfants ou pas, "presque tous travaillent à temps plein au terme de leur septième année de vie active, et leur salaire ne varie guère en fonction du nombre d'enfants".
91% des pères déclarent ainsi que leur situation professionnelle n'a en rien été affectée par la naissance de leur premier enfant et, lorsque le deuxième arrive, 96% ne déclarent aucun changement.
La principale explication, souligne le Céreq, est que ce sont toujours les femmes qui assument encore l'essentiel des charges domestiques, et la "spécialisation vers des rôles conjugaux traditionnels" s'accentue même au fur et à mesure que la famille s'agrandit.
Passer l'aspirateur, préparer le repas du soir et faire les courses: les jeunes femmes s'acquittent pratiquement quatre fois plus de ces travaux que les hommes.
Elles effectuent en moyenne 1,8 de ces tâches si elles n'ont pas d'enfant, 2 si elles en ont un, et 2,1 si elles en ont plusieurs. Les jeunes hommes quant à eux en réalisent en moyenne 0,6, qu'ils soient pères ou non.
Cette division du travail persiste, même si c'est la femme qui a la situation professionnelle la plus avantageuse dans le couple. 25% des femmes qui déclarent gagner au moins autant d'argent et travailler au moins autant de temps, voire plus, que leur conjoint assurent tout de même l'essentiel des tâches domestiques.
A contrario, seuls 8% des hommes qui sont moins bien rémunérés et ont un temps de travail moins long que leur conjointe, disent réaliser l'essentiel des tâches ménagères.
Cette enquête s'appuie sur le suivi par le Céreq de la "Génération 98", constituée par un échantillon de 16.000 jeunes qui sont entrés sur le marché de l'emploi en 1998, et qui sont périodiquement interrogés sur l'évolution de leur vie professionnelle.











